Gestion et maîtrise des risques

Les principaux objectifs de la gestion des risques

  • Analyser et gérer l’ensemble des risques (risques financiers, humains, du système d’information, stratégiques...) afin d’éviter les effets pervers d’un fonctionnement en « silos » ainsi que tous les impacts potentiels de ces risques (impacts financiers et non financiers comme la réputation, le savoir-faire...). Le périmètre d’analyse est le FRR et ses parties prenantes, son conservateur-teneur de comptes (la Caisse des Dépôts), les gérants externes, les fournisseurs d’indices et les autres prestataires. Une des plus-values de cette approche consiste à agréger l’ensemble des risques majeurs et à assurer la cohérence d’ensemble de l’analyse des risques et des plans d’actions au niveau de l’organisation.
  • Alerter le Directoire sur la survenance possible de risques majeurs et de risques jugés inacceptables.
  • Proposer et coordonner la mise en place des plans d’actions pour réduire et / ou changer le profil de ces risques.
  • Aider à diffuser les meilleures pratiques et la culture de gestion des risques au sein du FRR.
  • Donner au Directoire un avis indépendant concernant les indices de gestion choisis par la direction financière du FRR pour ses propres gestions.
  • Proposer ou valider les limites de risque par grande famille de risque ou domaine d’activité.
  • Analyser, avant lancement, les nouveaux processus d’investissement du point de vue des risques financiers et opérationnels. Fixer des limites pour ces nouveaux processus d’investissements.
Comité des risques
  • Le comité traite l'ensemble des risques financiers et opérationnels. Il se réunit tous les mois, et peut être convoqué exceptionnellement.
  • Il analyse les principaux risques existants du portefeuille et de l'organisation du FRR, sur la base d'un reporting des performances, des risques financiers, de conformité et opérationnels. Ce reporting est produit par le département de la gestion des risques financiers et le responsable des risques opérationnels en toute indépendance de la gestion financière.
  • Il examine les nouveaux dossiers d’investissements financiers sous l’angle risques financiers et définit les cadres de risques et prudentiels applicables au sein du FRR.
  • Plus généralement, il veille à la diffusion de la culture de gestion des risques et la mise en œuvre des bonnes pratiques et méthodes au sein du FRR.
  • Le Comité des Risques rapporte directement au Directoire sur ces décisions et analyses qui vont l'objet d'un procès verbal présenté au cours des réunions du Directoire.
  • La présidence du comité est assurée par un membre du Directoire.
  • Les Directeurs du FRR et, les responsables de Départements sont membres du Comité des Risques.
  • Le secrétariat du comité est assuré par le Département contrôle des risques, alimenté par les contributions éventuelles de l'ensemble des Départements.
Risques opérationnels FRR
Le FRR suit de manière constante le respect des règles prudentielles auxquelles il est soumis (règles issues de la loi de 2001). Ce dispositif règlementaire est assorti de règles internes complémentaires.
Les calculs de performance et de risques, et donc les choix d’investissements, sont dépendants de la qualité des données qui alimente le système d’information du FRR.
Le FRR sélectionne un grand nombre de gérants externes pour gérer son portefeuille d’actifs. Un processus de sélection rigoureux dans le cadre des appels d’offres publics, des due diligences approfondies menées chez les gérants ainsi qu’un suivi régulier (processus de mise sous surveillance si nécessaire) permettent de réduire ce risque. Des solutions de back-up sont également possibles en cas de difficultés, notamment au niveau des gérants.
Pour sauvegarder au mieux le patrimoine confié par la collectivité nationale au FRR, ce dernier est contraint de suivre de manière quotidienne les marchés financiers du fait de leur volatilité afin de pouvoir agir rapidement si cela est nécessaire. Dans l’accomplissement de sa mission, il est donc de première importance que le FRR soit en mesure de continuer à assurer ses activités pendant plusieurs jours en cas d’événements graves (pandémie, crue, incendie…). Des plans de secours et de repli ont été définis et sont régulièrement testés pour parer à ces éventualités.
Le FRR porte une attention toute particulière dans le choix de ses véhicules d’investissement afin de ne pas concourir à des pratiques de fraude ou de blanchiment d’argent.
Risques financiers FRR
Le principal risque pour le FRR réside dans l’inadéquation de son allocation stratégique avec ses objectifs financiers de long terme. Pour assurer le financement de ses engagements vis-à-vis de la CADES, l’allocation stratégique du Fonds doit permettre des placements suffisamment liquides et sûrs pour ses actifs, tout en recherchant la meilleure performance.
Au sein des mandats taux, des exigences de notations minimales sont imposées aux gérants. Concernant les placements en titres court terme pour la gestion de sa trésorerie, le FRR doit respecter à la fois des contraintes de notations et de fonds propres de l’émetteur (ou niveau de PIB s’il s’agit d’un État).
Dans un but de couverture, le FRR est amené, via ses gérants, à négocier avec des contreparties bancaires des produits dérivés de gré-à-gré. Il impose dans le choix de ses contreparties des notations minimales (Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch) ainsi qu’un niveau de fonds propres minimal. Le FRR exige également la mise en place d’appels de marge pour certains produits dérivés en plus du respect de limites d’exposition maximales par contrepartie. Un dispositif de suivi comprenant des alertes, des indicateurs de risque ainsi que des rapports périodiques sur ces contreparties actives est en place. En outre, le risque de règlement de toutes les opérations de change à terme avec les contreparties bancaires est fortement réduit car le FRR fait appel aux services de CLS Bank. CLS agit en effet en tant que tiers de confiance et ne procède aux règlements entre deux contreparties qu’après avoir effectué tous les contrôles et compensé les opérations. Le risque de livrer des devises à une entreprise défaillante qui ne peut honorer son règlement est donc fortement réduit.
Le portefeuille du FRR est investi en partie en devises étrangères. En ce qui concerne le portefeuille de performance, le Fonds a couvert à 90 % ses expositions en devises via des contrats de change à terme renouvelés périodiquement à l’exception de ses positions en devises émergentes pour lesquelles l’appréciation tendancielle des devises constitue un élément de la performance globale de moyen et long terme. S’agissant des actifs de couverture du passif, le taux de couverture du risque représenté par l’exposition en devises est passé à 100 % en 2011. Cette couverture améliore statistiquement le couple rendement-risque pour les devises des pays développés car elle réduit la volatilité du portefeuille sans qu’il en résulte un impact significatif sur la performance nette.
    Ils se décomposent en deux niveaux :
  • Les risques absolus : il s’agit des pertes absolues que peut subir le FRR à court terme. Des estimations de ces niveaux de pertes à brève échéance sont produites régulièrement par les équipes du Fonds.
  • Les risques relatifs : il s’agit d’une sous-performance d’un gérant par rapport à son indice de référence. Cette perte relative est encadrée par la définition d'un budget de risque tracking error maximal ex ante à respecter.
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